Les dirigeants mondiaux de l'industrie exhortent le Protocole sur les GES à reconnaître les certificats de gaz renouvelable avant la COP30
- Plus de 30 entreprises industrielles et de services publics ont signé une lettre commune demandant au Protocole GES de reconnaître les certificats de gaz renouvelable dans le cadre de sa prochaine révision des normes.
- La coalition « Let Green Gas Count » exhorte le Protocole sur les GES à publier une déclaration intérimaire et à soutenir les instruments de marché tels que les garanties d'origine et les certificats de preuve de durabilité.
- Cet appel s'inscrit dans le cadre de l'engagement de la présidence brésilienne de la COP à stimuler la production de carburants renouvelables d'ici 2035 et des conclusions de l'AIE sur le rôle croissant du biogaz et du biométhane dans la décarbonation mondiale.
Une coalition mondiale appelle à l'action
Une coalition de grands fabricants et fournisseurs d'énergie internationaux exhorte le Protocole sur les gaz à effet de serre (GES) à reconnaître explicitement les certificats de gaz renouvelable et autres instruments de marché incitant à l'utilisation de gaz à faible teneur en carbone. La lettre, coordonnée par la campagne « Let Green Gas Count » et signée par plus de 30 entreprises, appelle l'organisme de normalisation à accélérer son examen et à publier des orientations provisoires favorisant le biométhane et d'autres gaz renouvelables.
Le Protocole GES, géré conjointement par le World Resources Institute et le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable, sert de référence à 97 % des entreprises du classement Fortune 500 et constitue le fondement de la comptabilité carbone mondiale. Son cadre actuel, dont la dernière mise à jour date d'avant l'essor des marchés du gaz renouvelable, n'autorise pas explicitement les entreprises à comptabiliser les émissions de carbone liées à l'achat de gaz renouvelable certifié.
Alignement de l'industrie en amont de la COP30
Cet appel intervient alors que les pays se préparent à la COP30 à Belém, au Brésil, où le pays hôte s'est engagé à quadrupler sa production de carburants renouvelables d'ici 2035. La lettre de la coalition fait écho à cet appel à l'investissement et à la reconnaissance du marché, avertissant que sans réforme, le Protocole sur les GES risque de décourager la décarbonation dans les industries où l'électrification n'est ni techniquement ni économiquement réalisable.
Coordonnée par Eurogas, l'Association européenne du biogaz, l'American Biogas Council et d'autres organismes, la campagne « Let Green Gas Count » souligne qu'une reconnaissance claire des outils de marché contribuera à accroître les investissements dans les gaz renouvelables et à renforcer la confiance des investisseurs.
"L'industrie européenne a besoin de normes de comptabilisation des GES adaptées et qui reconnaissent le rôle essentiel des gaz renouvelables dans la réduction des émissions industrielles. dit Andreas Guth, secrétaire général d'Eurogas. "Cette révision représente une excellente occasion de mettre à jour le Protocole et de renforcer la confiance des investisseurs dans le biogaz, le biométhane et leurs dérivés à travers le monde.

Décarboner les secteurs difficiles à décarboner
Parmi les signataires figurent de grandes entreprises internationales telles que Nestlé, Volvo Trucks, Tata Steel Nederland, Pernod Ricard, Electrolux Group et Carrefour. Elles représentent des secteurs d'activité qui dépendent de fortes chaleurs, d'un approvisionnement hors réseau ou d'un fonctionnement continu – des domaines où les gaz renouvelables constituent souvent la seule voie de décarbonation immédiate.
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"Notre entreprise est fermement convaincue que le biométhane peut jouer un rôle important dans la décarbonation de la sidérurgie et des industries énergivores." m'a dit Albert Kassies, directeur des nouvelles énergies chez Tata Steel Nederland. "Avant cela, certains obstacles doivent être levés. Le fait que le biométhane ne soit pas pris en charge par le Protocole sur les gaz à effet de serre en est un.

Maria Pia De Caro, vice-présidente exécutive chez Pernod RicardIl a ajouté que le biométhane joue un rôle clé dans la fermeture du cycle en valorisant les sous-produits.Des orientations claires du Protocole sur les GES seront essentielles pour généraliser cette approche à l'échelle mondiale." dit-elle.

Volvo Trucks a également plaidé pour une reconnaissance plus forte, soulignant que des outils de marché contribueraient à accélérer la décarbonation des opérations industrielles et des transports.Lorsque le Protocole sur les GES reconnaîtra les certificats de gaz renouvelable, le marché des gaz renouvelables pourra croître plus rapidement. dit Lars Mårtensson, directeur environnemental chez Volvo Trucks.

Marchés du gaz renouvelable en expansion
D’après les Perspectives 2025 de l’Agence internationale de l’énergie pour le biogaz et le biométhane, plus de 50 nouvelles mesures politiques ont été mises en place depuis 2020 afin de promouvoir l’utilisation du biogaz. Cependant, malgré cette dynamique mondiale, seulement 5 % environ du potentiel de production durable de biogaz et de biométhane est actuellement exploité.
Patrick Serfass, directeur exécutif du Conseil américain du biogaz, a décrit le biogaz comme le «couteau suisse des carburants renouvelables—«Souvent à bilan carbone négatif, toujours bénéfique pour la communauté et essentiel pour réduire les émissions dans les industries les plus difficiles à décarboner.

Les signataires demandent au Protocole sur les GES de :
• Publier une déclaration provisoire reconnaissant les certificats de marché pour les gaz renouvelables.
• Inclure explicitement les garanties d’origine et la preuve des systèmes de durabilité dans la prochaine révision.
• Accélérer le processus de révision des normes afin de réduire l’incertitude pour les investisseurs et les entreprises.
Le cadre révisé du Protocole sur les GES est attendu d'ici 2028. Les dirigeants du secteur affirment qu'une clarification transitoire est essentielle dès maintenant pour permettre aux gaz renouvelables de se développer et de contribuer efficacement aux objectifs mondiaux de neutralité carbone.
Téléchargez la lettre complète soumise au Protocole des GES
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