TotalEnergies présente trois voies vers un avenir à faible émission de carbone dans ses perspectives énergétiques 2025
• TotalEnergies prévoit que les combustibles fossiles représenteront 60 % de la demande énergétique mondiale en 2050, contre 80 % aujourd'hui.
• L’entreprise appelle à privilégier les technologies abordables à faibles émissions de carbone et à faire progresser les mécanismes mondiaux de crédits carbone en vertu de l’article 6 de l’Accord de Paris.
• Trois scénarios modélisés — Tendances, Dynamique et Rupture — illustrent différents résultats mondiaux, avec des augmentations de température comprises entre 1.7 °C et 2.8 °C d’ici 2100.
Concilier accès, sécurité et décarbonation
TotalEnergies Perspectives énergétiques 2025 Ce rapport présente une analyse exhaustive du système énergétique mondial à l’horizon 2050, soulignant l’imbrication des impératifs de développement des économies émergentes et de l’urgence de réduire les émissions. Le géant français du secteur énergétique définit le défi mondial comme un équilibre à trouver entre garantir l’accès à une énergie abordable pour 4.6 milliards de personnes vivant encore en dessous des seuils de développement et parvenir à une décarbonation profonde.
Le rapport identifie la production d'électricité, les transports et le chauffage à usage industriel et résidentiel comme les trois principales sources d'émissions de CO₂ liées à l'énergie. À eux trois, ces secteurs sont responsables de plus de 14 milliards de tonnes de CO₂ par an. L'entreprise souligne que les progrès dépendront de la réduction de l'intensité carbone de chacun de ces secteurs, d'autant plus que la demande énergétique mondiale continue de croître parallèlement à la croissance économique des marchés émergents.
Trajectoires régionales divergentes
Depuis l’Accord de Paris de 2015, l’intensité carbone du mix énergétique mondial a diminué malgré une demande globale plus élevée. TotalEnergies attribue ce phénomène à un découplage progressif entre croissance économique et émissions, les énergies renouvelables étant responsables de près de 80 % de la croissance de la production mondiale d’électricité entre 2023 et 2024.
Cependant, les disparités régionales s'accentuent. Les États-Unis, bénéficiant d'abondantes ressources en gaz de schiste, ont remplacé le charbon par le gaz pour la production d'électricité et sont devenus exportateurs nets d'énergie. La Chine, tout en continuant d'accroître sa capacité de production d'électricité à partir du charbon, développe simultanément sa production d'énergie solaire, de batteries et de véhicules électriques, ce qui contribue à la baisse des coûts mondiaux des technologies bas carbone. L'Union européenne est en tête en matière de réduction des émissions, mais sa progression est freinée par d'importants besoins d'investissement dans les infrastructures et par la résistance de la société face à la hausse des coûts de la décarbonation.
Chaque région, conclut TotalEnergies, est confrontée à un équilibre unique entre sécurité, accessibilité financière et durabilité.
Trois scénarios à l'horizon 2050
TotalEnergies modélise trois trajectoires à long terme — Tendances, Dynamique et Rupture — reflétant chacune différents degrés de coordination des politiques mondiales et de progrès technologique.
Le scénario des tendances Ce scénario repose sur la poursuite des politiques actuelles, notamment en Chine et en Europe. Le développement des énergies renouvelables et de l'électrification est freiné par les contraintes du réseau électrique et les tensions géopolitiques. La demande en combustibles fossiles devrait atteindre un pic vers 2040 avant de diminuer progressivement, entraînant une hausse des températures projetée de +2.6 °C à +2.8 °C d'ici 2100.
Le scénario Momentum Ce plan prévoit que les pays de l'OCDE atteindront la neutralité carbone d'ici 2050 et la Chine d'ici 2060. Il préconise une électrification accélérée, une quasi-élimination du charbon dans les économies développées et le recours au gaz naturel comme énergie de transition. Les secteurs non électrifiés s'appuieraient sur l'hydrogène et les carburants durables. Selon ce scénario, les températures mondiales augmenteraient de 2.2 °C à 2.4 °C.
Le scénario de ruptureUn scénario conforme à l'objectif de l'Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C » exigerait une coopération internationale sans précédent. L'abandon rapide du charbon, l'électrification à grande échelle et une utilisation stable du gaz, conjugués à un développement massif des énergies renouvelables, permettraient de limiter le réchauffement à une fourchette de +1.7 °C à +1.9 °C. TotalEnergies souligne toutefois que le contexte géopolitique actuel rend ce scénario improbable à court terme.
Dans tous les scénarios, la demande d'électricité augmente fortement et le gaz naturel joue un rôle de stabilisation transitoire. L'entreprise souligne que la poursuite des investissements dans le pétrole et le gaz restera essentielle pour compenser le déclin naturel des gisements, même avec l'essor des énergies renouvelables.
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Plaidoyer pour une coopération mondiale en matière de carbone
TotalEnergies soutient que les progrès au-delà du Tendances Ce scénario exige une stratégie mondiale privilégiant une décarbonation rentable. Il suggère que les économies de l'OCDE collaborent pour accélérer la transition dans les pays en développement grâce à des mécanismes tels que le marché international du carbone.
Ce concept d’« arbitrage carbone mondial » permettrait de réduire les émissions là où c’est le plus économique, ce qui serait bénéfique à la fois pour le climat et pour l’efficacité économique. Le rapport souligne que la pleine mise en œuvre de l’article 6 de l’Accord de Paris est essentielle pour débloquer cette coopération, en autorisant les échanges transfrontaliers de réductions d’émissions vérifiées entre pays et entreprises.
Une transition énergétique pragmatique
Aurélien Hamelle, président de TotalEnergies en charge de la stratégie et du développement durableElle souligne que, même si le système énergétique a évolué depuis Paris, des défis persistent en matière de sécurité et d'accessibilité financière.Les technologies abordables à faibles émissions de carbone se développent rapidement, mais les combustibles fossiles représenteront encore 60 % de la demande en énergie primaire en 2050.« », a déclaré Hamelle. Il a plaidé pour des politiques qui « privilégier les solutions de réduction des émissions de CO₂ les plus abordables » et tirer parti des marchés mondiaux du carbone pour accélérer les progrès collectifs.

Pour les décideurs politiques et les investisseurs, Perspectives énergétiques 2025 Ce constat met en lumière une tension centrale : la transition vers la neutralité carbone ne sera pas linéaire, mais dépendra d’une coopération pragmatique et soucieuse des coûts entre les régions. En articulant ses scénarios autour de l’accessibilité financière et de la coordination mondiale, TotalEnergies se positionne à la fois comme acteur et observateur de l’évolution de l’architecture de la transition énergétique mondiale.
Perspectives énergétiques de TotalEnergies pour 2025 ici.
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